GERARD DEPARDIEU et CAROLE BOUQUET

Ambassadeurs des hôpitaux du Dr Beat Richner au Cambodge

Juin 2001

 
Depardieu et Bouquet, ambassadeurs des hôpitaux du Dr. Richner au Cambodge
Par Arnaud ROUX
 
PHNOM PENH, 1er juin (AFP) - Gérard Depardieu et Carole Bouquet sont devenus cette semaine ambassadeurs honoraires internationaux des hôpitaux pédiatriques "Kantha Bopha", fondés et dirigés au Cambodge par le turbulent médecin suisse Beat Richner depuis 1992.
 
L'acteur français a découvert le royaume khmer en mars lors d'un tournage, pour "A L'Ombre du Banian" de l'Américain Matt Dillon.
 
Là, il a eu un coup de coeur pour le pédiatre, qui troque régulièrement le stéthoscope pour le violoncelle et se fait appeller "Beatocello" lors de concerts caritatifs en faveur de ses hôpitaux, entièrement gratuits pour les enfants malades.
"Beat Richner est un poète, un homme passionné qui a un coeur gros comme ça. Il fait un travail remarquable et représente pour des milliers d'enfants cambodgiens le seul espoir d'être soigné", plaide Depardieu, en visite à Phnom Penh.
 
"Il fait non seulement son devoir de médecin, mais il va aussi se battre en chantant avec son violoncelle pour obtenir de l'argent et faire fonctionner ces hôpitaux. C'est un don de soi permanent, à l'inverse de certaines grandes institutions internationales qui n'y connaissent rien et qui prétendent que l'on ne peut soigner les enfants des pays pauvres comme dans les pays riches, ce qui est absolument ridicule!"
 
C'est qu'une virulente polémique oppose depuis des années le docteur suisse à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la politique des soins dans les pays déshérités. "Lui est dans la vérité vraie, et c'est pourquoi j'ai décidé de l'aider. Je vais lancer un appel à la générosité, car en visitant ces hôpitaux, j'ai vu des enfants sauvés sourire, et les regards de paix et de reconnaissance de leurs parents", affirme l'acteur.
 
L'actrice Carole Bouquet est solidaire. Elle milite depuis une quinzaine d'années en faveur de l'enfance maltraitée à travers "La Voix de l'Enfant", qui fédère 55 associations dans le monde entier (dont "Krousar Thmey" au Cambodge).
 
"Il faut aider le Dr Richner à réunir des fonds pour ses hôpitaux, sinon, ce sont près de 700 enfants en danger de mort chaque jour. Je crois en son action, je crois en l'homme. Lui fait son métier, ce sont les autres qui ne le font pas", dit-elle.
 
En 1974-75, peu avant la prise de la capitale par les Khmers rouges, le Dr Richner travaillait à l'hôpital "Kantha Bopha" de Phnom Penh, du nom d'une fille du roi Norodom Sihanouk décédée de leucémie. En 1991, le souverain demandait au pédiatre de restaurer l'hôpital, ce qui fut fait l'année suivante. Par la suite, l'hôpital n'a cessé de s'agrandir.
 
En 1996, un deuxième établisssement, "Kantha Bopha II", fut ouvert dans l'enceinte même du Palais royal de Phnom Penh, et en 1999, un troisième inauguré par le roi à Siem Reap-Angkor (nord du pays), l'hôpital "Jayavarman VII", qui sera dotée d'une maternité en août.
 
Entièrement privés, ces hôpitaux sont financés à 100% par les donations faites à la Fondation "Kantha Bopha" à Zurich.
 
Ils accumulent chaque année 400.000 consultations d'enfants malades, 30.000 hospitalisations, 3.600 opérations et 100.000 vaccinations, pour un coût de 9 millions de dollars.
La moitié de cette somme va à l'achat de médicament, un tiers aux salaires des 865 employés cambodgiens "car seul des salaires décents peuvent mettre un terme à la corruption", relève Beat Richner.
 
L'immense majorité des Cambodgiens étant trop pauvre pour payer, les trois hôpitaux accueillent gratuitement les enfants.
"L'OMS prétend qu'on ne peut pas soigner les enfants d'ici comme en Suisse. C'est faux", affirme le médecin suisse de 54 ans. "Avec le budget annuel de l'OMS, on pourrait faire 300 centres Kantha Bopha".
 (AFP)
 
Gérard Depardieu, Knie Gala Zurich 2001

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